mercredi, 30 novembre 2011
Ton bonheur
Feras-tu dépendre ton bonheur qu’il t’échappe aussitôt
Est-ce à dire qu’il ne dépend de rien ?

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05:56 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : interdépendance
lundi, 28 novembre 2011
Accomplissement...
Les petites graines se serrent toujours plus dans le grenier…
Elles ne dorment presque plus, se racontant sans cesse les mêmes histoires
Que c’est bien de s’aimer, pourtant elles n’aiment pas
Que les murs sont solides, pourtant ils tremblent
Que dehors, c’est dangereux !
Et que c'est bien triste de mourir
Pourtant c'est si vivant, dehors, et si beau...
C’est un matin doré
La roche s’anime dans son écrin de verdure
Juste le temps que la lumière palisse.

04:17 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mensonge, raison, nature
dimanche, 20 novembre 2011
Le ballon rouge
Votre peur a muté en rancœur
Vous êtes amers, mais votre fiel
Ne fait que pourrir votre propre fruit
Le vent vient vous caresser, si doucement
Que vous ne pouvez le sentir …
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05:33 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour
jeudi, 17 novembre 2011
La fin du grenier à grains
Crier, crier petites graines
Rien n’y fera vous allez quitter le grenier
Et plus jamais y retourner
Il est plein à craquer
Comme un furoncle va exploser
Et dans cette putréfaction vous allez germer
Dans le lit de vos attachements
Comme les saumons donner naissance

07:04 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mourir
mercredi, 31 août 2011
Le fond et la forme
Vous êtes tellement attachés à la forme
Que le fond vous échappe
Ce n’est pas sans raison cet attachement
Seule la forme autorise votre suprématie

04:48 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : forme, fond, suprématie, despotes
jeudi, 25 août 2011
C'est amour...
Comme poisson jeté hors de l’eau
Il baille sur le pont mouillé du bateau
Les yeux globuleux
Dans cette dernière souffrance
C’est amour
Comme la pantomime des grandes parades
Les armées au pas cadencé
Les dames et demoiselles dans leurs dentelles
Blanches, si bien amidonnées
C’est amour
Comme femelle qui erre dans la ville
La forêt primaire détruite et nauséeuse
Sous les coulées de boues pétrolifères
Tenant serrée contre elle, le petit mort né
C’est amour
Comme cette petite fille qui murmure des mots
Jolis mots, à son ami de rêve, son compagnon
Si doux, si caressant, des cargots pleins
Brassées odorantes de petites fleurs bleues
C’est amour
Comme ce vieillard qu’en finit pas de mourir
Perdu dans son alzheimer diagnostiqué
Exigent, capricieux, méchant
Aspirant toute l’énergie de son entourage
C’est amour
Comme la terre, exsangue, traversée, transpercée
Ne cessant de réparer, l’irréparable
Course contre le temps, d’une fin programmée
Terre arable, devenant désert, vent, poussière
Tant de sel sans eau
C’est amour
Alors, de quoi, avez-vous encore peur ?

10:59 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poisson, pantomime, femelle, fille, vieillard, terre
mardi, 23 août 2011
Dressure
Ce qui est confondu ici
Dans le monde que vous avez dressé
Tour de Babel
Cause de vos discordes
C’est l’intimité profonde, avec une fermeture au monde
Hors, la véritable intimité efface toutes les frontières
Elle n’est pas méfiance, ni repli
Elle est amour en toutes les directions
Mais vous avez peur de cette ultime dissolution
Vous tenez plus que tout à vos défenses
En elles, surgissent tous les fantômes
Qui vous accompagnent
Qui se dressent les uns contre les autres
Vous rendent fous et hagards
Deux pas en avant, trois pas en arrière
La peur au ventre
D’un monde supposé vous engloutir
Vous, en vos belles idées.

05:50 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : babel, peur, guerres, mensonge
dimanche, 14 août 2011
Magie de la vie
Suis passée, chez le boulanger, les viennoiseries et le pain sous le bras, les laisses des chiens dans l’autre, je cueille les brèdes pour le repas du midi.
Ce trajet, nous fait passer par le chemin des mésanges. Curieux nom, en souvenir du pays natal des petits blancs qui peuplèrent les hauts, il n’y a pas de mésange sur cette île. Souvent, nous y croisons une petite chienne, elle nous attend, fait la fête aux noirauds, et me tend son échine. Vive comme l’éclair, si douce…
Sa maîtresse est là, qui taille la haie de son terrain non clôturé. Je la salue, son regard se pose sur les chiens : « Le petit chien est mort ».
Je crois qu’elle me parle du Moustique, un cancer l’a emporté, il y a quelques mois maintenant.
« Ah, le petit chien aussi est mort. Je l’ai retrouvée, pas loin, au carrefour, il y avait du sang partout, et pas de trou. Elle aura mangé du poison pour les rats, et fait une hémorragie »
Nous parlons, un moment, de ce petit chien, si gentil… dans les fourrés, un frôlement, c’est un chat qui se faufile entre les broussailles, je lui fais remarquer cette présence.
« Oui, celui-là, est venu deux jours avant qu’elle parte. D’habitude, elle chassait les chats dans la cour, celui-là elle l’a laissé entrer, comme si elle savait qu’elle allait partir. »

08:25 Publié dans Des paysages... La Réunion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chat, chien, conscience
jeudi, 04 août 2011
Cesse de juger !
Cesse de juger de tes frères !
Crois-tu connaître le grand dessein ?
Crois-tu pouvoir un chemin sans souffrance ?
Crois-tu qu’ils aient choisi de finir ainsi ?
Ou encore qu’ils méritent ce qui leur arrive ?
Toutes ces explications ne visent qu’à te rassurer
Tenir loin de toi, ce que tu vois s’accomplir
Oui, cela est souffrance, et il te faut recevoir
Cette plainte en eux, mais aussi le calme tout au fond
Même l’océan en ses vagues déferlantes
Si hautes, si puissantes
Dans les abysses l’immobile paix
Présence silencieuse.
*

10:25 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jugement, dessein, amour
mercredi, 03 août 2011
Eternel vivant
C’est de la terre la plus sèche
De poussières
Que jaillissent à la première pluie
Les fleurs les plus belles
En des couleurs si vives
Une vie jaillissante
Et ce n’est pas que cela attendait
Ne craignez rien, tout est là…

05:24 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : terre, fleurs, couleurs
mercredi, 27 juillet 2011
Juste s'asseoir ...
Nous ne faisons qu’Un
Vous ne pourrez bientôt plus l’ignorer
Ce n'est qu'un oubli
Ne vous penchez pas sur le malheur
Vous tomberiez en ces sables mouvants
Juste vous asseoir un instant
Là …

16:01 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : un, paix
vendredi, 15 juillet 2011
L'illusion du suiveur...
Celui qui est suivi, ou encore qui se sent suivi
Verra venir le jour, d’effacer les traces de ses pas
Qu’il se repose un instant
Il verra que personne ne marche derrière lui.
*

06:18 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 14 juillet 2011
Sûr...
C’est sûr quand vous aurez compris
Que tout est en vous
Que l’amour ne sera plus par le manque
Mais évidence, comme la lumière de vos yeux
Sûr, tous les mensonges tomberont d’un coup
Sans que plus aucune trace ne soit
De ces temps qui n’auront jamais été
*

09:39 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lumière, fils
lundi, 11 juillet 2011
L'artisan
Ne fais jamais semblant…
Prends ce que la vie te donne
C’est la matière pour l’artisan
De demain

16:36 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : construire, humanité
mardi, 28 juin 2011
Quand nous donnerez-vous le miel ?
Petites bouches butineuses
Quand nous donnerez-vous le miel ?
Vous vous empiffrez sans discontinuer
Vous devenez énormes, grasses et indolentes
Quand maigres vous êtes
C’est par anorexie boulimique
A force de vous faire vomir
La terre toute entière attend ce jour
Depuis si longtemps
Assistant, subissant votre goinfrerie
Stérile, polluante, envahissante
Vos greniers pleins à craquer
Croulent sous le poids
Et l’odeur est à la pourriture

07:15 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : abeilles, voleuses, vomir, pourriture
mercredi, 15 juin 2011
Le mensonge
Certains prétendant entendre mieux
Parlent plus fort et derrière eux
Les armées des guerres fratricides
En vérité, aucun, ne peut se proclamer messager
Aucun ne peut vous montrez le chemin
Que vous êtes à vous-mêmes
Ni même, vous en détourner
Ils ne le savent pas
Ou encore le savent trop bien
Mus par le puissant désir
Celui de voir vagir le monde
En leurs mains
03:44 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir
lundi, 13 juin 2011
Ce n'est pas votre chemin
Tant de fois, je vous ai vus partir
La fleur au fusil
La peur au ventre
Arrogants dans vos machines de guerre
Je vous ai vus, vous battre pour des idées
Encore pour la paix, la liberté…
Je vous ai envoyé tant de signes
« Cela n’est pas votre chemin ! »

06:49 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, paix, machines
samedi, 11 juin 2011
Cet enfant... différent
De tous ses enfants, mère Gaïa, semblait en préférer un… il n’était pas comme les autres, nu comme un ver, une peau si fragile, pas de griffe, pas de crocs acérés, elle le trouva beau.
L’aura-t-elle trop choyé ? Il devint capricieux, exigeant, méprisant, tellement arrogant.
Mais aussi de concert, on se mit à lui coller tout sur le dos, quand quelque chose n’allait pas, c’était toujours sa faute. Il en devint sournois, tordu, opportuniste, calculateur.
Il prétendait s’être fait lui-même de tant d’efforts, et dans le même temps, il s’accusait des pires vilenies.
Mère Gaïa était bien embêtée, cet enfant lui faisait bien du souci…
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10:30 Publié dans Mots de Gaïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : terre, mère, enfant
dimanche, 17 avril 2011
Les grosses roches
Sur le chemin du rond
Les grosses roches
Semblent inertes
En apparence seulement
Quelque chose de puissant
Fait plonger en ces profondeurs
Ce n’est que vibration
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16:19 Publié dans Des paysages... La Réunion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 14 février 2011
Vol ascentionnel
Elle était allongée à même le vieux carrelage, offrant au soleil, le soin de guérir cette épaule bloquée.
Dans le ciel pas un nuage, un oiseau de proie dessinait de grands cercles.
Sa danse, se faisait sans effort, l’oiseau planait.
Bientôt un courant d’air rencontré provoqua un brusque changement de rythme, toujours plus vite, toujours plus loin, il s’éleva jusqu’à n’être plus qu’un point.
Glissement, aspiration en sensations, elle planait dans cette ascension, sans fin.
Ces mouvements là, en conscience, sont inscrits dans le corps, que des années plus tard, pour le vol non plus d’un épervier, mais d’un papangue…
Celui-là est en quête de nourriture et visite les recoins de ce trou de verdure, un instant il s’approche si près, avant de disparaître derrière la hauteur la plus proche....
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08:01 Publié dans Des paysages... La Réunion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ascention, vol, papangue, conscience















