Rencontre

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-  Regarde ! Il pointait du doigt le sol. Toutes les pierres que tu as déplacées, la poussière que tu as soulevée. Ce serpent qui a fui sous l’effet de tes gestes brusques et incontrôlés. Les oiseaux au loin qui ont leur tête vers toi. Et plein de choses que nous ne connaîtrons jamais. Chaque geste que nous produisons  se répercute sur tout notre environnement  à l’infini. Et certainement que chacun de ces gestes est lui-même une répercussion. Un niveau d’attention plus aigu permet de se déplacer plus justement dans cette chaîne d’évènements. Une qualité d’action qui se base sur une volonté d’économie, sur un meilleur respect de la vie.

 

Je n’avais rien à répondre à ces derniers mots, le silence en profita pour s’installer. Les paroles sont comme des feuilles mortes fouettées par le vent. Elles se soulèvent et font la ronde en tourbillonnant. Le vent lui, est comme l’agitation de nos pensées, on ne sait d’où elles viennent ni où elles veulent aller. Lorsque le vent se calme, les feuilles retombent sur le sol, sans jamais retrouver leur place précédente. Au prochain mouvement du souffle elles iront plus loin et s’éparpilleront dans un espace nouveau.

 

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782342000238

 

 

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Naissance du jour…

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Un monde en noir et blanc

Et c’est toute une palette

Nuances de gris,

Ombres de lumière

Des pleins, des creux

Murmures de la nuit,

Des crépuscules qui n’atteindront pas l’aube.

 

Voilà que le rêve s’habille de couleurs, le jour se lève !

Blondeurs du blé

Profondeurs de la forêt

Etincelance des sommets

Transparence de la vague

Le mouvement est né

 

 

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Ton bonheur

 

Feras-tu dépendre ton bonheur qu’il t’échappe aussitôt

Est-ce à dire qu’il ne dépend de rien ?

 

 

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*

 

 

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Accomplissement…

Les petites graines se serrent toujours plus dans le grenier…

Elles ne dorment presque plus, se racontant sans cesse les mêmes histoires

Que c’est bien de s’aimer, pourtant elles n’aiment pas

Que les murs sont solides, pourtant ils tremblent

Que dehors, c’est dangereux !

Et que c’est bien triste de mourir

 

Pourtant c’est si vivant, dehors, et si beau…

 

 

C’est un matin doré

La roche s’anime dans son écrin de verdure

Juste le temps que la lumière palisse.

 

 

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Le ballon rouge

 

Votre peur a muté en rancœur

Vous êtes amers, mais votre fiel

Ne fait que pourrir votre propre fruit

 

Le vent vient vous caresser, si doucement

Que vous ne pouvez le sentir …

*

*

 

*

*

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La fin du grenier à grains

 

Crier, crier petites graines

Rien n’y fera vous allez quitter le grenier

Et plus jamais y retourner

Il est plein à craquer

Comme un furoncle va exploser

Et dans cette putréfaction vous allez germer

Dans le lit de vos attachements

Comme les saumons donner naissance

 

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Le fond et la forme

Vous êtes tellement attachés à la forme

Que le fond vous échappe

Ce n’est pas sans raison cet attachement

Seule la forme autorise votre suprématie

 

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C’est amour…

Comme poisson jeté hors de l’eau

Il baille sur le pont mouillé du bateau

Les yeux globuleux

Dans cette dernière souffrance

C’est amour

 

Comme la pantomime des grandes parades

Les armées au pas cadencé

Les dames et demoiselles dans leurs dentelles

Blanches, si bien amidonnées

C’est amour

 

Comme  femelle qui erre dans la ville

La forêt primaire détruite et nauséeuse

Sous les coulées de boues pétrolifères

Tenant serrée contre elle, le petit mort né

C’est amour

 

Comme cette petite fille qui murmure des mots

Jolis mots, à son ami de rêve, son compagnon

Si doux, si caressant, des cargots pleins

Brassées odorantes de petites fleurs bleues

C’est amour

 

Comme ce vieillard qu’en finit pas de mourir

Perdu dans son alzheimer diagnostiqué

Exigent, capricieux, méchant

Aspirant toute l’énergie de son entourage

C’est amour

 

Comme la terre, exsangue, traversée, transpercée

Ne cessant de réparer, l’irréparable

Course contre le temps, d’une fin programmée

Terre arable, devenant désert, vent, poussière

Tant de sel sans eau

C’est amour

 

Alors, de quoi, avez-vous encore peur ?

 

 

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Dressure

Ce qui est confondu ici

Dans le monde que vous avez dressé

Tour de Babel

Cause de vos discordes

C’est l’intimité profonde, avec une fermeture au monde

Hors, la véritable  intimité efface toutes les frontières 

Elle n’est pas méfiance, ni repli

Elle est amour en toutes les directions

 

Mais vous avez peur de cette ultime dissolution

Vous tenez plus que tout à vos défenses

En elles, surgissent tous les fantômes

Qui vous accompagnent

Qui se dressent les uns contre les autres

Vous rendent fous et hagards

Deux pas en avant, trois pas en arrière

La peur au ventre

D’un monde supposé vous engloutir

Vous, en vos belles idées.

 

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Magie de la vie

Suis passée, chez le boulanger, les viennoiseries et le pain sous le bras, les laisses des chiens dans l’autre, je cueille les brèdes pour le repas du midi.

Ce trajet, nous fait passer par le chemin des mésanges. Curieux nom, en souvenir du pays natal des petits blancs qui peuplèrent les hauts, il n’y a pas de mésange sur cette île. Souvent, nous y croisons une petite chienne, elle nous attend, fait la fête aux noirauds, et me tend son échine. Vive comme l’éclair, si douce…

Sa maîtresse est là, qui taille la haie de son terrain non clôturé. Je la salue, son regard se pose sur les chiens : « Le petit chien est mort ».

Je crois qu’elle me parle du Moustique, un cancer l’a emporté, il y a quelques mois maintenant.

« Ah, le petit chien aussi est mort. Je l’ai retrouvée, pas loin, au carrefour, il y avait du sang partout, et pas de trou.  Elle aura mangé du poison pour les rats, et fait une hémorragie »

Nous parlons, un moment, de ce petit chien, si gentil… dans les fourrés, un frôlement, c’est un chat qui se faufile entre les broussailles, je lui fais remarquer cette présence.

« Oui, celui-là, est venu deux jours avant qu’elle parte. D’habitude, elle chassait les chats dans la cour, celui-là elle l’a laissé entrer, comme si elle savait qu’elle allait partir. »

 

 

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Classé dans Des paysages... La Réunion